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Une nouvelle application de la gestion des remplaçants et remplaçantes

L’académie de Besançon va mettre en place une nouvelle application de la gestion des remplaçants et remplaçantes.

Le déploiement du logiciel, dans les académies, a été programmé en 3 vagues entre 2026 et 2028. L’académie de Besançon figure dans la première.

La bascule entre l’actuelle application et la nouvelle se déroulera durant les congés d’avril 2026  et sera fonctionnelle à la reprise du 20 avril 2026.

Ce nouvel outil ne s’est pas encore vu attribuer de nom. Son développeur est un service crée en 2020 (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042459396) et rattaché aux ministères chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche, le « service de modernisation des systèmes d’information des ressources humaines pour l’éducation » (SEMSIRH).

Les caractéristiques du logiciel sont les suivantes :

  1. gestion des remplacements à l’échelle départementale,
  2. accès des gestionnaires aux informations sur les TR (rattachement administratif, historiques des remplacements effectués, …)
  3. distinction des missions donnant lieu au versement des frais de déplacements :
  • si remplacement des enseignants(es) absents(es) : versement de l’ISSR
  • placement des titulaires-remplaçants (TR) en soutien ou appui pédagogique : OM et saisie des frais dans Chorus, avec un défraiement moindre.
  1. envois, aux TR, de texto (s’ils acceptent que leur n° de portable soit saisi dans la base de données du logiciel) et/ou de courriel sur leur adresse électronique professionnel.

Les Dasen pourraient choisir une gestion telle qu’elle est pratiquée dans le Doubs, La Haute-Saône, Le Jura ou celle centralisée comme dans le Territoire de Belfort. L’outil serait destiné, selon la DGRH, à n’être qu’une « aide à la décision » sans se substituer aux secrétaires des IEN !

Observations :

1) Le Jura manque cruellement de TR cette année scolaire. Certaines circonscriptions ont été dans d’importantes difficultés dès le mois d’octobre 2025. Une application, aussi performante soit elle, n’aurait pas permis d’atteindre les missions de service public (un enseignant devant chaque classe, les formations dues aux enseignants, l’accompagnement des candidats aux examens professionnels, type CAPPEI, CAFIPEMF, les constellations,…) Face au déficit des moyens, la DSDEN 39 a revu ses objectifs : des modules de formation, ont été au mieux réduits à une portion congrue, au pire supprimés.

Les besoins en remplacement sont avérés et le manque de personnel également. A terme, cet outil, qui reste ouvert à la mise en place d’une gestion centralisée, pourrait révéler sa face cachée : une gestion comptable des remplacements.

2) Le poste de TR manque d’attractivité. La distinction faite entre le versement de l’ISSR et le défraiement minoré par la création des OM ne sera pas de nature à inciter les potentiels candidats, à ce type de poste, à le solliciter. Les « petits barèmes »  pourraient se voir imposer les postes restés vacants comme celui-ci.

3) Actuellement, l’IEN peut affecter un TR disponible, ponctuellement, à une école confrontée aux difficultés conjoncturelles ou structurelles, sans que cette mission ne soit exclue du versement de l’ISSR. Ce ne sera plus le cas !

4) Le TR serait en mesure de refuser d’obéir à un OM qui lui serait défavorable (point à vérifier!)

5) Dégradation des conditions de travail des TR avec le rallongement des distances !

5) Comme d’habitude, on veut aller vite. La mise en application, de la nouvelle mouture de la gestion des remplacement, aurait pu démarrer au 1er septembre 2026. Cela aurait permis d’informer les candidats à la mobilité, sur la transformation de certaines missions qui leur sont attribuées. Or, les règles sont modifiés d’une façon arbitraire, en cours d’année scolaire et les intéressés ne savent pas, à ce jour, de ce qui se trame à leur insu et qui deviendra effectif dès le 20 avril prochain.

A s’interroger syndicalement : si les conditions de travail des enseignants n’étaient celles qu’elles sont actuellement sur terrain (dans les faits, il y a davantage de démissions actuellement que quelques années auparavant, plus de personnels en arrêt,.. une réelle crise de vocation), cela ne demanderait pas autant de besoins en remplacement.