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Audience Multilatérale avec M. Le Recteur

Ce lundi 7 septembre 2026, le nouveau recteur de l’académie de Besançon, M. Pierre MOYA, recevait les organisations syndicales pour une première présentation avant de les accueillir dans des bilatérales à l’avenir.

M. Le Recteur a présenté son parcours et a affirmé sa volonté de beaucoup dialoguer et de bien dialoguer avec les organisations syndicales.

Il a insisté sur le besoin de solidarité au sein de l’Education nationale et de la nécessité de maintenir de l’humain.

Il a également mis en avant le besoin d’un travail sur la démographie scolaire, évoquant la possibilité d’un CSA dédié et l’importance d’améliorer le bâti scolaire, au regard des épisodes de canicules récents. Il a d’ailleurs entrepris un travail avec les collectivités locales et la préfecture. Des écoles et des établissements ont été identifiés pour bénéficier d’aides de manière prioritaire. Enfin, M. Le Recteur a demandé aux établissements de disposer de deux salles rafraîchies en vue des examens.

Le SNALC a commencé sa prise de parole en remerciant M. le Recteur d’avoir parlé de dialogue social et d’humanité.

Nous avons expliqué que le dialogue est globalement bon entre notre syndicat et les services, mais que des difficultés existent : lorsqu’un personnel rencontre des difficultés et que le SNALC essaie de lui obtenir des réponses, il n’est pas normal qu’au bout de trois semaines, nous soyons obligés d’expliquer que nous attendons encore un retour du rectorat malgré deux ou trois relances.

M. Le Recteur et Mme la Secrétaire générale ont acquiescé.

Le SNALC a ensuite insisté sur l’importance de l’humain dans les opérations de mouvement et dans les affectations.

En premier lieu, on ne peut pas laisser un algorithme faire le mouvement. Il ne voit pas certaines erreurs. 

Ensuite, il faut penser à l’humain et éviter les jumelages d’établissements avec des compléments de services qui demandent des trajets de 45 minutes à une heure.

Concernant les professeurs contractuels, le SNALC n’accepte pas que l’inspection ne soit pas honnête avec des professeurs. Il n’est pas acceptable que des agents se retrouvent « barrés »  sans même le savoir et alors que leur rapport d’entretien professionnel est juste mitigé. Le SNALC demande de l’humain mais il demande également que tous les personnels soient traités comme des professionnels et non infantilisés.  

Concernant le premier degré :

Le SNALC a mentionné les difficultés liées au remplacement avec des besoins déjà largement utilisés alors que nous venons à peine de faire la rentrée.

Le SNALC a donc interrogé le recteur sur l’ouverture éventuelle de la liste complémentaire. Il nous a répondu qu’il est en train de regarder et qu’elle peut être utilisée jusqu’au 30 septembre.

Le SNALC a ensuite tenu à évoquer les effectifs. Avoir des 24 élèves en CP et en Grande section est une bonne chose mais le SNALC ne peut accepter de voir des Moyennes sections et des Petites sections à 29. Ce ne sont pas les bonnes conditions pour apprendre à devenir un élève et pour apprendre la socialisation.

Le SNALC a ensuite tenu à parler des conditions de formation des collègues stagiaires. Pour le SNALC, l’INSPE comment une erreur en soumettant les stagiaires au calendrier universitaire. Ils ont besoin des vacances scolaires pour préparer leurs cours et, accessoirement, se reposer.

Le SNALC a ensuite fait un point sur la situation des AESH. En premier lieu, le SNALC attend un bilan des PAS dans l’académie après celui qui aura lieu le 15 septembre au ministère. Ensuite, le SNALC a insisté sur plusieurs éléments :

  • Les AESH ne sont pas assez nombreux au regard des besoins dans notre académie (comme ailleurs)
  • Au premier septembre, des AESH n’avaient pas encore d’affectation et ce n’est pas acceptable. Il faut mieux traiter ces personnels
  • Mieux les traiter, c’est aussi faire mieux en ce qui concerne l’absence de subrogation. L’Académie de Besançon ne peut pas mettre en place la subrogation, évidemment, mais il faut être capable de faire mieux que d’envoyer les AESH vers l’assistante sociale si elles ont une dette de 6000 euros à rembourser.

Une fois ces éléments essentiels posés, le SNALC s’est dit demandeur de discussions régulières sur :

  • collège en progrès
  • la démographie scolaire
  • les PAS