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Remplacement dans le premier degré : pas sorti des ronces

Alors que les CSASD – organes où les moyens d’enseignement, notamment, sont débattus – se réunissent pour la première fois pour le compte de l’année scolaire 2026-2027, la question du remplacement des professeurs des écoles promet d’être une question de nouveau très problématique.

Dans le Doubs, par exemple, une réserve de 2,44 équivalents temps plein est prévue au budget. Au regard des besoins, c’est largement insuffisant. Tous ceux qui gèrent les moyens de remplacement dans les quatre départements de notre académie pourraient vous le dire. Entre les collègues en longue maladie, les congés maternité et autres absences longues, les moyens disponibles sont déjà bien utilisés. Il ne restera pas beaucoup d’ETP pour les besoins qui ne sont pas encore identifiés. Dans le Jura, par exemple, sur les sept circonscriptions, la situation est déjà tendue à part, peut-être, sur celles de Lons-le-Saunier qui sont un peu moins bien loties que celles de Dôle, Saint-Claude et Champagnole.

Ce problème vient s’ajouter à l’évolution qui est advenue au mois d’avril dernier et dont l’impact se fera vraiment sentir dès cette année : la mise en place d’une nouvelle gestion du remplacement et l’utilisation d’un nouveau logiciel à cet effet. Certes, les DSDEN où le SNALC occupe un siège nous ont assuré que l’humain garderait la main – ce que le SNALC a salué. Par contre, la question de l’attribution des ISSR est loin d’être réglée. En Haute-Saône la DSDEN nous a rassuré. Dans le Jura, il semble qu’une stratégie de contournement de la règle se mette en place pour que les remplaçants mobilisés sur une mission d’appui ou de soutien touche l’ISSR. La manipulation consisterait à considérer qu’un professeur est en formation, nécessitant un remplacement. Cela fausserait légèrement les statistiques du remplacement et les états de service des collègues. 

Nous verrons ce que feront les deux autres départements mais le SNALC prévient que si une mission est à rentrer sur CHORUS et non soumise à l’ISSR, le processus pour se faire rembourser est plus fastidieux et le remboursement est moindre.

Enfin, cette nouvelle gestion implique une fusion des moyens de remplacement qui a pour conséquence de plus grandes zones d’intervention. Donc, des trajets plus longs et des conditions de travail dégradées.

Encore une fois, les DSDEN ont promis de conserver l’humain. C’est pourquoi, si vous êtes confrontés à des remplacements qui vous mettent en difficultés ou en souffrance, le SNALC sera à vos côtés.