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CSA Académique du 7 décembre 2023

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Le CSA Académique, qui est rappelons-le, la plus haute instance de discussions et de décisions dans l’Académie de Besançon, où le SNALC siège grâce à vos suffrages, était réuni ce jeudi 7 décembre pour traiter les sujets suivants :

1 : Bilan des lignes directrices de gestion Mobilité et Carrière des professeurs du second degré

2 : Bilan des lignes directrices de gestion Mobilité et Carrière des personnels ATSS

3 : Présentation du Projet Académique

4 : Bilan de la mise en œuvre du plan d’actions égalité professionnelle femmes-hommes

Mais, comme à chaque séance, les organisations syndicales avaient l’opportunité de s’exprimer par le biais d’une déclaration liminaire, ou déclaration préalable.

Face aux déclarations des différents syndicats, Mme la Rectrice répond :

Les réformes ne tombent pas du ciel sans réflexion en amont. C’est une réaction à des évaluations nationales et internationales qui montrent qu’il y a des choses à changer, notamment au collège. Si l’on regarde PIRLS, on voit que les efforts portés sur le primaire ont permis des progrès. Les sixièmes sont la première génération à avoir connu les réformes et fonctionnent plutôt bien. Mais il y a un problème dans la suite du collège où il y a moins d’élèves avec de très bons acquis et plus d’élèves en grande difficulté. On ne pouvait rester dans un statu quo. Il faut œuvrer pour que toutes et tous trouvent de meilleures conditions d’apprentissage et puissent aller au plus haut.

Le SNALC n’est pas absolument certain que les sixièmes soient beaucoup mieux. Mais nous verrons. Sur le reste, il est difficile de ne pas souscrire à l’analyse.

Mme la Rectrice le dit avec force : il faut que l’école parvienne à gommer les inégalités. Or la France n’y parvient pas.

Les orientations proposées sont mues par un travail fait pendant de longs mois par la mission exigence des savoirs qui a réuni beaucoup de professionnels tout en allant voir ce qui se passe à l’étranger. A cela s’est ajouté l’apport de la science.

Il y a bien eu des concertations auxquelles le SNALC a participé. Nous ne dirons pas de longs mois cependant.

On se dirige vers plus de clarté et une simplification des programmes.

Le SNALC réclame cela depuis des années. Il faut recentrer les programmes sur les connaissances et arrêter avec les laïus inutiles et les injonctions pédagogiques. Il faut aussi y aller plus ‘mollo’ sur toutes les « éducations à » insérées au fil du temps dans les programmes. Il faut du contenu.

La volonté de labelliser les manuels n’est une pas volonté d’imposer. Dans le panel des manuels, les professeurs seront libres de choisir.

Le SNALC note cette précision mais s’en assurera auprès du Ministre. La liberté pédagogique inscrite dans le Code de l’Education à l’article L.912-1-1 est notre cheval de bataille. S’il s’agit de proposer des manuels, comme cela existe depuis fort longtemps, et de laisser choisir les professeurs ou les équipes, sans pression des IEN, cela peut nous convenir.

Dans le domaine des moyens, il y a bien des petits groupes, pour les élèves en difficultés. Ils pourront progresser pour aller dans un autre groupe.

C’est cela qui compte et qui est proposé par le SNALC dans son projet de collège modulaire. Contrairement à ce que disent certains, il n’est pas question d’assigner un élève à un groupe pour sa scolarité, ni même pour l’année entière. Et de cela aussi, le SNALC s’assurera au Ministère.

Sur le lycée professionnel, il n’y a pas sacrifice mais une volonté de faire progresser les savoirs fondamentaux ainsi que la culture générale. Mme la Rectrice est ébahie par certaines déclarations qui parlent de « volonté de livrer de la main-d’oeuvre gratuite » ou de « main-mise des entreprises ». Pour elle, il y a plutôt une volonté de tisser des liens pour que les élèves connaissent mieux le monde de l’entreprise et les entreprises dans lesquels ils peuvent être appelés à travailler. (Elle prend ensuite exemple sur son expérience personnelle et sur des visites qu’elle a faites avec des élèves dans des entreprises)

Là-dessus, le SNALC dit non. On ne peut affirmer vouloir faire progresser les savoirs quand on supprime plus de 200 heures de cours et quand les annonces de cours de français et de mathématiques en plus correspondent à la suppression de l’AP.

Mme la Secrétaire Générale répond sur la gestion des ressources humaines dans l’académie :

Dans les déclarations, l’accent a été mis sur l’humanité nécessaire de la politique RH. Le rectorat y travaille à travers la charte des lycées, la professionnalisation des RH de proximité, une politique de promotion équitable et une politique de l’égalité professionnelle. Cette politique sera déployée à travers des actions concrètes. Bien sûr, il reste des actions à déployer mais la gouvernance de l’académie de Besançon est acquise à cette cause.

Depuis l’arrivée de Mme LOPES en tant que Secrétaire Générale, le SNALC note une volonté de dialogue et de remettre certaines choses en ordre. Nous la prenons au mot et n’hésiterons pas à dialoguer avec elle pour améliorer les conditions de travail des collègues.

Bilan de la mise en œuvre LDG mobilité et carrière

En réalité, la partie Carrière, qui concerne les promotions, sera traitée au CSA de janvier, en même temps que les lignes directrices de gestion du premier degré, car les documents sont arrivés tardivement.

Pour ceux qui ne savent pas ce que sont les lignes directrices de gestion, il s’agit des règles du jeu.

Ce sont des documents longs mais très instructifs.

Le SNALC vous épargne les chiffres, car c’est en réalité de ça qu’il s’agit dans ce bilan. Nous les mettrons en ligne et vous laisserons consulter ceux qui vous intéressent.

Quelques informations à retenir cependant :

  • La plupart des TZR de notre académie sont affectés à l’année. C’est plutôt une bonne chose pour les collègues affectés près de chez eux ou au moins dans leur zone. Pour les autres, c’est parfois un cauchemar. Quant à la question du remplacement…
  • Concernant les barèmes, les organisations syndicales ont demandé à ce que soient retravaillés les points suivants :

    la nécessité soit d’être PACSE, marié soit d’avoir un enfant pour que le conjoint soit reconnu, les parents isolés, les proches aidants, les contractuels qui ont de l’ancienneté dans l’académie et obtiennent le concours.

  • Les postes spécifiques posent problème car ils ne sont pas tous pourvus et ne sont pas vraiment tous spécifiques. La Secrétaire Générale accepte de revoir cela.

Bilan des lignes directrices de gestion Mobilité et Carrière des personnels ATSS

Pour les attachés, le mouvement est très contraint car il y a les IRA, et les passerelles pour les enseignants. 2 postes restaient tout de même vacants après le mouvement mais ont été pourvus par des contractuels.

Pour les SAENES : Baisse des candidatures mais augmentations du taux de satisfaction. 9 postes restés sont vacants dont 5 ont été pourvus par des CDI, les 4 autres par des contractuels en CDD.

Pour les ADJAENES : Baisse des candidatures et baisse des obtenues

Pour les Infirmières et Infirmiers : Il y a une baisse de la mobilité, mais une meilleure satisfaction des demandes. Des postes restent vacants.

Bilan des promotions

Le SNALC a réclamé deux choses :

  • Si la formation prévue pour les personnels de direction (chefs d’établissement, adjoints gestionnaires) ou les chefs de service pour remplir convenablement des dossiers de promotion avait bien été organisée. La Directrice de la DPAE a répondu qu’une première vague avait eu lieu et que cela allait se poursuivre
  • Une vraie réflexion sur les modalités de promotion des personnels administratifs car l’effet « supérieur hiérarchique » est trop présent. Sur ce point, nous n’avons pas obtenu de réponse.

Poursuite de la requalification des personnels :

Les objectifs pour l’année à venir sont : 

+11 catégorie A

+1 catégorie B

-12 catégorie C

Présentation du Projet Académique

Le projet académique est le pendant académique du projet d’établissement.

C’est un joli document bien écrit et dont la vocation est de tracer les valeurs que souhaite porter l’institution dans l’académie de Besançon. Il n’a pas vocation à définir des objectifs opérationnels ni des méthodes.

Pour le SNALC, sa rédaction relève trop de l’exercice de style. Il est, d’après la présentation faite par le Rectorat, le fruit de concertation du terrain. Le problème est qu’aucune organisation syndicale ne connaît les professeurs qui ont été associés. Cela passe par les réseaux d’éducation. Une représentante syndicale, directrice d’école, est bien consciente d’appartenir à l’un de ces réseaux. Mais elle n’a pas participé à cette consultation. Il y a là un mystère dont le SNALC, comme d’autres, s’est ému. Nous avons demandé à savoir qui sont les professeurs qui ont été consultés, combien ils sont et comment ils ont été choisis ou contactés.

Par ailleurs certains points de ce projet académique posent problème.

Il vante les compétences psycho-sociales qui sont en train de devenir la nouvelle marotte de l’Education nationale. Pour rappel, elles ont réellement fait leur apparition dans notre institution dans la bouche de Yann ALGAN lors du Grenelle de l’Education qui annonçait que c’était « ce que les grandes entreprises américaines comme GOOGLE » attendaient aujourd’hui. Pour le SNALC, l’Education nationale n’est pas là pour fournir de la main d’œuvre à GOOGLE mais pour former des têtes bien faites et remplies de connaissances.

Il insiste sur le plaisir d’apprendre, d’épanouissement… des éléments que le SNALC trouvent intéressants et qui guident la pédagogie des professeurs. Mais à aucun moment il ne promeut l’effort ni le travail de l’élève ni même la notion d’exigence.

Il utilise des notions pouvant être dangereuses comme celle des « collectifs apprenants » qui peut renvoyer à tout et n’importe quoi, liant école, familles, entreprises, collectivités… sans faire le distinguo dans le rôle de chacun. 

Bilan de la mise en œuvre du plan d’actions égalité professionnelle femmes-hommes

Le SNALC s’est montré critique de la présentation faite par le Rectorat. En effet, nous disposions d’une liste d’axes et pour chacun d’eux d’un diagramme nous indiquant le pourcentage d’actions déjà mise en place, en cours de mise en place et encore à mettre en place.

Le problème étant que nous n’avions aucune information sur ce qu’étaient ces actions.

La seconde partie de la présentation concernait la plateforme « Signaler Violences ».

Cette plateforme n’a pas eu beaucoup de contacts.

Les organisations syndicales estiment que cela peut être dû à son mode de fonctionnement :

L’agent envoie un mail.

Dans les 48 heures, il reçoit un mail lui proposant un créneau pour être recontacté par téléphone.

Cela est conforme à l’arrêté mettant en place cette écoute. En effet, il prévoit une boîte mail et ajoute que l’on peut aussi mettre en place une ligne téléphonique.

Pour le SNALC, comme pour d’autres organisations, notre académie devrait mettre en place les deux dispositifs en parallèle : la boîte mail et la ligne d’écoute directe. 

Lorsque l’on est en souffrance, devoir attendre 48 heures pour obtenir un rendez-vous téléphonique n’est sans doute pas la meilleure chose…

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