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CSASD de Haute-Saône

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Ce 26 janvier 2024 avait lieu le CSASD 70 consacré à la présentation des DGH pour les collèges de Haute-Saône en vue de la rentrée 2024.

L’ESSENTIEL

 Les collèges de Haute-Saône subissent encore une véritable saignée dans les DGH, bien loin de ce qui est attendu pour mettre en place les fameux « groupes de niveaux » annoncés par Gabriel Attal.

La baisse démographique justifie ces diminutions, d’après le DASEN: la Haute-Saône verra une baisse de 292 élèves par rapport à la rentrée 2023, soit 3,17 % et une diminution de 151,5 heures sur la DGH globale. 12 classes seront supprimées sur l’ensemble des collèges de Haute-Saône.

1. Le DASEN est ensuite revenu sur la constitution des groupes de niveaux : la DGH « prend en compte » la constitution des futurs groupes de niveaux, sans « financement fléché ». Comme toujours, cette dotation « s’inscrit dans le cadre de l’autonomie de l’établissement ».

Mais cette information achoppe sur un problème : nous n’avons pas dans les documents de travail, le nombre d’élèves par niveau, en particulier en 6ème et 5ème.

2. Le DASEN a également précisé que les trois groupes de niveaux n’étaient pas obligatoires (un groupe de « faibles » à 15 élèves, un groupe « moyen » et un « fort) d’après le ministre. Certains groupes pourraient atteindre, voire dépasser les trente élèves.

CE QUE LE SNALC EN A DIT

Cette présentation de la DGH ne laisse rien présager de bon. La notion de groupe-classe disparaît à l’entrée en 6ème en mathématiques et français alors que l’adaptation à l’entrée du collège est compliquée pour de nombreux élèves. De l’incertitude pour les élèves, de l’incertitude pour les enseignants qui n’auront pas de classe complète.

Les dédoublements en sciences, en langues vivantes risquent d’être purement et simplement supprimés, les postes à complément de service de se multiplier. Toujours de la maltraitance pour les collègues, concurrence entre les disciplines.

Par ailleurs, y  aura-t-il aussi de professeurs de mathématiques et français, notamment dans les petits collèges ? Quid de la mission de professeur principal ? Pourra-t-elle encore être assurée par les enseignants de français et mathématiques ?  Tant de questions et si peu de réponses… M. le DASEN nous dit qu’il faudra « faire preuve d’imagination » et que la mise en œuvre de la rentrée 2024 « nécessitera des adaptations innovantes ».

L’AVIS DU SNALC

Cette réforme va engendrer des souffrances pour les élèves, les professeurs, les chefs d’établissements chargés de la mettre en œuvre. Décidément, le SNALC ne voit rien de bon dans cette présentation de rentrée 2024.

Les DGH arrivent actuellement dans les établissements. N’hésitez pas à nous transmettre toute information (suppressions de postes envisagées, d’options…) en vue du prochain CSASD70.

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