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Déclaration du SNALC au Conseil Supérieur de l’Education du 6 mai 2026

Monsieur le Ministre,

Mesdames et messieurs les membres du Conseil Supérieur de l’Education,

Ce CSE s’ouvre dans un contexte que le SNALC dénonce.

Le climat scolaire n’est pas bon. Dans l’académie de Montpellier, dans les Deux-Sèvres ou dans le Nord des professeurs et des agents se font agresser. Dans d’autres académies, des professeurs font l’objet d’accusations fallacieuses et en viennent à attenter à leurs jours.

Bien sûr, le SNALC prend acte des déclarations du Ministre et le rejoint sur l’idée qu’aucune violence ne doit être tolérée à l’Ecole. Désormais, le SNALC attend des actes forts pour protéger les personnels et les équipes. Dans les textes à l’ordre du jour, l’Etat montre son souci de la protection des enfants. Ce souci est évidemment partagé par le SNALC. Mais notre syndicat entend désormais voir arriver des textes, des dispositifs, qui sécurisent les professeurs et tous les personnels des écoles et des EPLE, face à un climat scolaire qui se détériorent.

Dans le même temps, le SNALC constate que la difficulté scolaire, loin de se résorber, s’aggrave. Pour le SNALC, notre système est en crise et les décisions prises ne permettent pas de répondre aux enjeux réels.

Le traitement de la baisse démographique est totalement inadapté. Reprendre à 100% cette baisse dans le second degré alors que, pendant des années, on a perdu des postes malgré une démographie positive est plus qu’une erreur. L’hétérogénéité croissante des classes, l’inclusion telle qu’elle est actuellement mal gérée, réclament mieux que des effectifs parmi les pires d’Europe.

Le dispositif Collèges en progrès n’est, pour le SNALC, qu’une réponse technocratique à base de groupes d’experts, d’aide au pilotage et de leviers d’action. Aucune vraie solution dans tout cela.

Les programmes que notre instance voit passer depuis des mois ont les mêmes défauts que les référentiels de formation des futurs enseignants. Ils mettent la connaissance au second plan. Ils oublient que le savoir est la condition sine qua non du développement de la raison dans une société mature avec des citoyens éclairés. Par contre, ils fourmillent de contraintes pédagogiques qui décrédibilisent les professeurs.

Monsieur le Ministre, nous avons besoin d’une Ecole forte, d’une Ecole lieu du savoir et de la raison, d’une Ecole qui se construit par et avec ses professeurs, et pour ses élèves, pas d’une structure technocratique qui, tout en vantant les mérites de ses agents, évolue à leur insu et à leur encontre.