Faisons un rapide point sur la situation.

Le ministre a clairement dit qu’il ne reviendrait pas sur les épreuves de spécialité en mars.

Des allègements ont été publiés qui prêteraient à rire si ce n’était pas tragique. En effet, dans la plupart des spécialités, il n’y a rien. Et, dans celles où des coupes ont été effectuées, soit elles concernent des portions ridiculement congrues, soit elles touchent des parties que certains ont déjà traitées (mais pouvait-il en être autrement quand les règles sont changées après un mois de cours?)

Pour le SNALC, même avec de vrais allègements, le mois de mars ne colle pas et ne peut pas coller. Pourquoi? Parce que nous avons des élèves en face de nous et que nous avons été des élèves.

Après mars, certains ne reviendront pas ou pas souvent.

Après mars, ceux qui seront là auront déjà leur sujet du Grand Oral et n’auront qu’un intérêt limité pour ce qui sera encore à traiter… au détriment parfois de leur poursuite d’études.

Bref, après mars, on bricolera pour finir un programme qui n’intéressera qu’une partie des élèves et on le fera tout en préparant le Grand Oral.

Enfin, quand arriveront les épreuves de juin, les élèves auront en leur possession les 4/5 de leurs notes de baccalauréat et les collègues de philosophie vont encore voir leur épreuve perdre de l’intérêt.

 

Pour toutes ces raisons, le SNALC s’est inscrit dans une intersyndicale comprenant aussi de nombreuses associations de spécialistes qui a lancé une pétition demandant au ministre de revenir sur sa décision.

Nous vous invitons d’ailleurs à la signer et à montrer que notre analyse est largement partagée par la profession.