THEME :
Discussion autour des spécificités de l’école maternelle.
L’ESSENTIEL :
SEUILS RELATIFS A L’ACCUEIL DES ENFANTS EN MATERNELLE :
–30 pour les PS-MS et 24 pour les GS
-28 pour les écoles en QPV ou zone montagne
-27 pour les classes implantées en école primaire
-25 en REP ou zone intermédiaire
-22 pour les classes en REP implantées en école primaire
-20 en QPV ou REP, si accueil de TPS
-15 en classe dédiée
Ces seuils sont trop élevés au regard de l’évolution de la population qui est maintenant accueillie.
Ils datent de l’époque lors de laquelle la maternelle n’était pas obligatoire : la fréquentation y était moindre.
En outre, de plus en plus d’élèves à besoins particuliers dont c’est la première scolarisation n’ont pas encore de notification.
Il serait donc souhaitable que les seuils de maternelle soient alignés sur ceux du primaire afin d’avoir des effectifs moindres pour que les enfants bénéficient de meilleures conditions d’enseignement et d’accueil.
SCOLARISATION DES TPS :
Quand on sait que la scolarisation des TPS est un levier d’action pour favoriser la réussite scolaire dès le plus jeune âge, ainsi qu’un moyen pour réduire les inégalités éducative, il serait judicieux que ces élèves soient comptabilisés dans les effectifs. Le nombre de TPS ne devrait pas être une variable d’ajustement, mais un vrai levier de réussite, ce qui inciterait à les accueillir dans de bonnes conditions avec une réelle réflexion de parcours de l’élève.
Les TPS ont des besoins bien particuliers, notamment en terme d’autonomie, et nécessitent une attention accrue dans ces apprentissages essentiels, c’est pourquoi les classes dédiées devraient être développées. Or, il n’est pas prévu de création de nouvelles classes dédiées car les effectifs de celles qui sont en place ont tendance à décroître (notamment à cause de la restauration qui n’est pas prise en compte).
ACCUEIL EN PREMIERE SCOLARISATION :
L’académie de Besançon éprouve un intérêt croissant pour la maternelle. Elle a créé un comité de pilotage académique de l’école maternelle avec une feuille de route afin d’harmoniser les différentes questions au niveau académique et départemental. Elle s’appuie sur le développement de l’enfant, de ses besoins, pour dégager des invariants mais tient également compte des spécificités de chaque école pour accorder une souplesse, notamment pour l’organisation d’une rentrée échelonnée.
Elle propose également un accompagnement pour anticiper les temps de rentrée bien en amont en proposant des conférences pédagogiques dès l’année prochaine : comment préparer les parents d’enfants à devenir des parents d’élèves ?
Le rôle du directeur est essentiel pour l’organisation du service des ATSEM et une mutualisation dans les classes. Pourquoi, par exemple, une classe de PS ne pourrait-elle pas bénéficier durant les 15 premiers jours d’une ATSEM supplémentaire sur les temps importants de la matinée ?
De plus en plus d’enfants à besoins particuliers dont le diagnostic n’a pas encore été posé arrivent en maternelle, or le nombre d’ATSEM n’a pas évolué. L’académie, après les élections, contactera les nouveaux maires afin de réévaluer le nombre d’ATSEM au regard de l’évolution de l’école maternelle et des besoins des jeunes enfants d’aujourd’hui.
ACCOMPAGNEMENT A LA CONTINENCE DES ELEVES :
De nouveau, le manque d’ATSEM se fait sentir. Possibilité de faire intervenir le maître G (quand il y en a un !) ou la psychologue scolaire.
Trois postes d’enseignant ressource ont été créés : ces personnes peuvent se déplacer dans les écoles pour observer les élèves et conseiller les équipes.
Un pôle d’appui à la scolarisation va également voir le jour à la rentrée. Il s’agira d’un binôme entre des PE de l’éducation nationale et des éducateurs spécialisés qui essaieront de répondre aux besoins des équipes.
MEDECINE SCOLAIRE :
Manque d’orthoptistes : il n’y a plus de dépistage chez les PS.
En MS, les infirmières de PMI établissent un bilan de santé global.
Compte tenu des effectifs, la visite en GS n’est pas garantie pour tous les élèves. Les médecins scolaires interviennent en cas de besoin.
L’AVIS DU SNALC :
L’Académie de Besançon affiche sa volonté d’améliorer les conditions d’accueil à la maternelle et de valoriser les classes de ce niveau qui présentent des enjeux déterminants pour la suite de la scolarité des élèves. Cependant, le SNALC ne peut que constater un manque de moyens pour atteindre cet objectif.



