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Quand la carte scolaire déleste plus sûrement qu’EDF…

Le 16 décembre, la DSDEN invitait les organisations syndicales pour parler des éventuelles coupures de courant dues à des délestages. Des informations importantes ont été données

Ainsi, concernant le premier degré, le SNALC peut annoncer que:

  • Le recensement des élèves à accueillir car leurs deux parents sont prioritaires ou parce que le parent isolé est prioritaire n’était pas à faire dans l’urgence, même si des IEN se sont montrés pressants auprès des directeurs. En réalité, celui-ci est à faire pour le mercredi 4 janvier.
  • Toute la population est censée être avertie trois jours avant les délestages via le site Ecowatt.fr.
  • Les délestages auront lieu le matin jusqu’à 13h ou le soir à partir de 18h. Si une école est concernée, elle sera fermée. Il n’y a donc pas à être présents pour les enseignants.
  • C’est la mairie qui est responsable de l’information aux familles par un affichage sur les locaux, notamment pour les parents qui, par ignorance, tenteraient de déposer leurs enfants à l’école.
  • La DSDEN du Doubs a accepté de créer un courrier-type à l’usage des directeurs et à l’attention des familles en cas de fermeture.
  • Attention : les enseignants ne font pas partie des personnels prioritaires. Donc, ils sont censés être en classe quand leurs enfants peuvent être dans une école fermée. Les syndicats ont demandé une révision de ce point. La DSDEN va réfléchir…

Et dans le second degré:

il n’existe pas encore de version officielle des directives en cas de délestage. Cependant, d’après les informations dont le SNALC dispose, le principe est globalement le même. 

Si un établissement est fermé, il n’accueille pas d’élève et il n’est pas question de mettre en place une continuité pédagogique.

Le seul élément problématique est la gestion de l’internat.

  • En cas de coupure le lundi, les élèves ne seront apparemment pas accueillis.
  • En cas de coupure le vendredi, ils seront renvoyés chez eux.
  • Pour le reste, il faudra équiper les internes en lampes torches ou en frontales mais la question du chauffage reste entière…
  • Les services du rectorat et des DSDEN devront travailler avec les transports scolaires pour gérer les horaires qui pourraient être décalés.

Au final, le SNALC prend note de tous ces protocoles et attend la version officielle concernant le second degré. Les nouvelles de la production électrique de notre pays laissent penser que l’Education Nationale n’aura pas à les mettre en place. Espérons que tout ceci sera en réalité « Beaucoup de bruit pour rien. »

Par contre, un délestage est, lui, absolument certain et doit attirer l’attention de tous.

La Carte Scolaire 2023 a récemment été publiée. Elle arrive dans un contexte de baisse démographique. Et, alors que le Ministère de l’Education Nationale communique sur un budget haussier, il ne profite pas de cette occasion pour diminuer le nombre d’élèves par classe (ce serait trop beau et cela témoignerait d’un réel intérêt pour les élèves et pour nos conditions de travail). Non, il supprime des postes.

Dans l’académie de Besançon, ce sont 52 postes qui disparaissent dans le second degré et 69 dans le premier degré.

Que l’on peine à trouver des remplaçants ne change rien à l’affaire. Quand on est… obsédé par les économies, on est… obsédés par les économies.

Le SNALC ne peut que déplorer cet état de fait et, fort de sa représentativité croissante au sein de l’académie comme au niveau national, notre syndicat luttera de toutes ces forces contre ces dégradations de notre institution.

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