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GT Académique sur les PAS

THEME : Les PAS, « un p’tit truc en plus…. » ?

L’ESSENTIEL

Une présentation théorique a été survolée par manque de temps, car les questions et les doutes fusaient de toute part.

Le PAS est composé d’un binôme EN/MS (Education nationale / Médico-social), à sa tête, qui devra définir les besoins des EBEP (dont les ESH) et proposer, en première intention, une réponse d’accessibilité (dont la pédagogie ; le MPA). L’objectif du PAS est d’intervenir le plus tôt possible dans la scolarité et d’y adjoindre les compétences du médico-social. L’accueil des ESH ne peut plus reposer uniquement sur les connaissances intrinsèques des équipes éducatives et la demande exponentielle d’AESH, considérés désormais comme un moyen de compensation et de deuxième intention. C’est aussi une réponse apportée à la souffrance grandissante du personnel, surtout dans le 1er degré…

Le découpage géographique a été réfléchi en fonction des besoins de la population en général pour gérer l’hétérogénéité des élèves et pas uniquement en fonction des besoins des EBEP. Les lieux d’implantation seront définis par les inspecteurs académiques.

Il est prévu en septembre 2026 : 20 PAS dans le Doubs (32 PIAL, mais le périmètre d’intervention des AESH restera le même… (SIC) 20 km maximum) ; 9 dans le Jura, 6 en Haute-Saône et 3 dans le Territoire de Belfort (+2 en 2027).

LE SNALC A INSISTÉ SUR

Le manque de clarté des missions et d’autorité hiérarchique de chacun des intervenants du PAS (exemples : accueil des EBEP par le directeur et le binôme PAS, compétences pédagogiques de l’éducateur spécialisé et de l’enseignant, suivi des ESH par l’enseignant référent et le binôme PAS ; missions des EMAS co / celles des conseillers pédagogiques de l’école inclusive, etc.). Nous avons donc demandé à ce qu’une description de poste détaillée de tous les intervenants composant le PAS soit distribuée en toute transparence. La Secrétaire générale semble avoir compris notre demande.

Pour les AESH, le nombre de supérieurs ayant une hiérarchie fonctionnelle augmente encore, ce qui laisse craindre une dégradation des conditions de travail face aux contre-ordres inévitables.

LE SNALC REGRETTE :

Nous n’avons pas compris si les PIAL disparaissaient ou pas. Les AESH vont recevoir un avenant qui précisera, à l’intérieur de leur PAS, un secteur d’intervention. De même, la fonction de coordo PIAL est remplacée par celle de gestionnaire AESH PAS, avec au passage une fonte financière de l’IMP justifiée par le retrait des missions pédagogiques et d’analyse des besoins.

Les postes de coordo PAS sont supposés être pourvus par des enseignants détenteurs du CAPPEI, mais dans le Doubs, une part non négligeable ne possède pas le précieux sésame… Et cette exigence enlève aussi des professionnels qualifiés du terrain pour pourvoir des postes administratifs,… sauf si la description de poste précise, par exemple, une quotité de travail de 50 % en classe auprès des enseignants de l’école ordinaire.

Certaines de nos questions sont restées sans réponse ; dans la circulaire, les AED sont considérés comme des personnes ressources d’accessibilité ; les difficultés de recrutement sont immenses chez les éducateurs spécialisés ; comment va fonctionner le binôme en cas d’absence d’une des deux parties ?

L’AVIS DU SNALC

Le SNALC a été ravi d’apprendre que désormais l’EMAS pourra intervenir directement en classe et auprès des élèves (jusqu’alors, l’EMAS fournissait des préconisations théoriques uniquement aux équipes éducatives).

Le SNALC soutient l’initiative de la Secrétaire générale qui a demandé au ministère une participation financière des établissements privés et du ministère de l’Agriculture puisqu’ils vont eux aussi bénéficier du PAS.

Enfin, le SNALC a apprécié que la Secrétaire générale accorde dès maintenant un GT académique des PAS dans un an. Pour elle, le dispositif PAS doit aider les enseignants, améliorer les conditions de travail des AESH et les relations avec les familles. Et ce sont les prochains retours de terrain qui permettront de savoir si la direction prise est la bonne et si les besoins doivent être réajustés.

Le SNALC est évidemment en désaccord avec la vision exprimée par la Secrétaire générale.