I. Mettre de l’humain et avoir plus de considération envers chacun
Déclinaisons diverses
Améliorer le dialogue social :
Lorsqu’une organisation syndicale interroge un service, il serait bon qu’il y ait toujours une réponse. Si la réponse doit être : « Nous n’avons aucune envie de vous répondre », au moins, ce serait plus clair. Lorsqu’on est obligé de faire une relance au bout d’une semaine et qu’on se prend comme réponse que les services travaillent, c’est gênant. Un simple mail disant que l’on est sous l’eau et qu’on reviendra vers nous nous suffirait.
M. le Recteur prend le point et donne raison au SNALC.
Lorsqu’on étudie les DGH dans les instances, il serait bon, au regard des arrêtés relatifs aux lycées, notamment celui de juillet 2018, que la part de marge apparaisse dans une colonne spécifique.
M. le Recteur répond qu’en réalité, la marge commence dès la première heure de DGH. Il veut dire par là que tout est un choix. Pour lui, les heures-postes et les heures supplémentaires sont suffisantes pour le dialogue.
Le SNALC insiste sur l’importance de connaître la marge dans les établissements afin d’éviter la mise en concurrence entre les options opérée par certains chefs d’établissement.
M. le Recteur et Mme la Secrétaire générale répondent qu’ils entament une réflexion pour mutualiser les options lorsque cela est possible, notamment en ville.
Le SNALC répond qu’en matière de transports, cela va forcément coincer, en prenant l’exemple de Montbéliard, où les deux lycées ne sont pas si distants, mais où le temps de trajet rend la chose illusoire.
Lorsqu’on étudie les DGH des collèges ou les créations et suppressions de postes dans le premier degré, il faudrait faire en sorte que l’on dispose des effectifs par niveau. Sans cela, il est impossible de travailler correctement.
M. le Recteur échangera avec les DSDEN.
Plus grande transparence dans les opérations du mouvement : notamment en faisant une plus grande publicité aux barres d’entrée que l’on trouve sur le site et en communiquant, lorsqu’un professeur en fait la demande, les points de la personne qui a obtenu une affectation dans un établissement.
M. le Recteur et Mme la Secrétaire générale répondent que les agents peuvent contacter les services pour comprendre leur mouvement ou leur absence de mouvement. C’est déjà prévu.
Une meilleure gestion des fiches SST et un meilleur usage de la F3SCT :
Certes, nous avons eu des sujets forts qui se sont imposés, mais, pour le SNALC, lorsque des fiches sont nombreuses sur un même thème, il serait bon que la F3SCT puisse y réfléchir.
M. le Recteur et Mme la Secrétaire générale partagent cette vision, mais constatent que, très souvent, les F3SCT se retrouvent à gérer l’immédiat. Ce n’est pas spécifique à Besançon. La remarque du SNALC reste cependant valide.
Meilleure gestion des rendez-vous RH :
Une bonne pratique consisterait à considérer les agents comme les professionnels qu’ils sont lorsqu’on les convoque. La simple mention « votre posture professionnelle » ou « votre manière de servir » n’est pas de nature à permettre un contradictoire serein et sincère.
Pour M. le Recteur et Mme la Secrétaire générale, cette pratique est un moyen de protéger les agents convoqués.
Dans les établissements :
Lorsque des plaintes de parents concernant un enseignant arrivent chez un personnel de direction, il faudrait arrêter la tendance à stocker les informations et à monter un dossier pour ensuite convoquer le collègue et lui remonter les bretelles ou lui annoncer la venue de l’inspection, le tout sans lui donner accès aux courriers de récrimination ni lui dire combien de parents sont concernés. La bonne pratique serait tout simplement de communiquer assez tôt avec le personnel en lui proposant de recevoir les parents qui se plaignent, ensemble ou séparément.
L’exemple d’un professeur a été pris, mais cela peut être valable pour différents corps.
Sur ce point, M. le Recteur partage totalement l’avis du SNALC.
Le SNALC demande donc que ce point soit intégré à la formation des personnels de direction.
II. Entrée dans le métier
Le SNALC a eu l’occasion de le signaler : dans le Doubs, certains stagiaires sont affectés à plus de cinquante kilomètres de leur lieu de formation et en éducation prioritaire. Nous souhaiterions que l’administration fasse le point avec eux et, s’ils le désirent, leur trouve une autre solution.
Pour M. le Recteur, commencer en éducation prioritaire n’est pas forcément à voir de manière négative. Les équipes sont souvent plus soudées et ont une culture de l’échange. Par ailleurs, si l’on posait comme règle de ne pas affecter les stagiaires en éducation prioritaire, certaines académies n’auraient plus de stagiaires. Enfin, concernant la proximité avec Besançon, il s’agit de ne pas bloquer le mouvement.
Le SNALC entend l’argument relatif au mouvement, mais insiste sur le fait que les conditions en éducation prioritaire sont difficiles lorsqu’on débute. Si, a minima, il n’y a pas de prise en compte de cette situation au moment de la titularisation, nous reviendrons à la charge.
M. le Recteur sera vigilant afin que le fait d’être en éducation prioritaire ne soit pas préjudiciable à ces stagiaires.
Le SNALC demande que le calendrier de formation des stagiaires soit aligné sur le calendrier scolaire et non sur le calendrier universitaire. Les stagiaires ont besoin des vacances pour préparer des cours, corriger des copies et, accessoirement, se reposer. Nous avions déjà soulevé cette question précédemment.
M. le Recteur a d’ores et déjà fait le nécessaire pour que les cours durant les vacances ne soient pas obligatoires. Il va aller plus loin.
Enfin, le SNALC estime qu’il n’est pas normal de programmer des formations le mercredi après-midi, notamment parce que certains stagiaires ont cours le mercredi matin, parfois à plus de 50 km de Besançon.
Là aussi, M. le Recteur va faire en sorte qu’aucune formation obligatoire n’ait lieu le mercredi. Il ne peut rien faire pour la première période, car le calendrier est déjà établi, mais cela ne se reproduira pas.
III. Problèmes soulevés par nos représentants en DSDEN
Dysfonctionnement du logiciel « Remplacement dans le 1er degré » :
Ce dysfonctionnement est indépendant du piratage informatique de cet été. La mise à jour apporte quelques améliorations, mais également son lot de mauvaises surprises (effacement des données saisies jusqu’au début du mois d’octobre 2026, ce qui représente un travail fastidieux à recommencer).
M. le Recteur n’était pas au courant. Il n’avait eu aucune remontée en ce sens, mais va se renseigner.
Décision prise dans le Jura pour le 1er degré :
Les rendez-vous médicaux pour les enfants sont assimilés aux autorisations d’absence pour garde d’enfant malade et sont donc comptabilisés dans la limite de six jours, ou de douze jours pour un parent isolé. Cela ne correspond pas aux textes et peut poser problème si un collègue se retrouve en fin de course avec un enfant malade.
M. le Recteur ne voit pas les choses ainsi. Il trouve que c’est plutôt une bonne idée. En effet, pour un rendez-vous médical chez un spécialiste, on est obligé de demander une autorisation d’absence. Par ailleurs, toutes les demi-journées pour enfant malade ne sont pas forcément utilisées ; cette pratique peut donc plutôt arranger les agents.
Remplacement :
Il y a cinq ans, on disposait d’une vingtaine de TR disponibles en septembre, par circonscription. Depuis deux ans, les circonscriptions de Lons disposent, au même mois, d’une moyenne comprise entre quatre et sept TR. La situation est très tendue pendant les périodes 1 et 2 et devient intenable à partir de janvier. L’année scolaire passée, de nombreuses classes ont été laissées sans enseignant, provoquant la colère des parents. Les IEN pansent les blessures en favorisant les écoles où les parents manifestent (contacts avec la DSDEN ou le rectorat). Dans celles qui connaissent les mêmes difficultés liées aux classes sans enseignant, mais où les parents se taisent, les absents ne sont pas remplacés.
NB : Laurence MOTTAS, notre représentante du premier degré dans le Doubs, précise que ce type de situation ne se limite pas à la circonscription de Lons. Les remplacements à Besançon, par exemple, posent également problème.
M. le Recteur prend en compte cette alerte et va se rapprocher des DSDEN.
IV. AESH et inclusion
Le SNALC, avec Luce Martin, engage un débat avec M. le Recteur sur les PAS, avec, au final, un point d’accord : de nombreux problèmes viennent du manque de places dans le secteur médico-social et de la gestion assurée par ce dernier, qui tend à ne pas accepter les enfants qui en auraient le plus besoin.
Le point de désaccord est le suivant : M. le Recteur considère qu’avec les PAS, on se donne les moyens d’intervenir rapidement pour aider les collègues et mieux inclure les élèves.
Il estime que l’on gagnerait à intégrer le secteur médico-social dans les établissements et cite l’exemple du collège de Maîche.
Le SNALC se rapprochera donc des collègues de Maîche pour échanger avec eux et recueillir leurs retours.
Enfin, le SNALC rappelle que, dans l’état actuel des choses, l’inclusion est devenue une source de grande souffrance pour de nombreux agents et de nombreux élèves.
Sujet des avenants aux contrats des AESH :
Le SNALC rappelle que la modification d’une zone géographique d’intervention dans un contrat relève d’une modification substantielle. Selon notre analyse, en cas de refus de cette modification substantielle du contrat, l’administration a deux choix : licencier l’agent ou conserver la zone d’intervention d’origine.
M. le Recteur répond qu’il n’est pas question de licencier les AESH ni de dégrader leurs conditions de travail. Il demande que les situations particulières dans lesquelles la zone d’intervention est élargie lui soient communiquées.
Temps de trajet et utilisation des heures connexes
Le SNALC est en désaccord avec la gestion des temps de trajet dans l’académie et retravaillera avec l’inspection sur ce sujet. Cependant, nous souhaitons d’ores et déjà alerter M. le Recteur sur l’utilisation des heures connexes pour gérer ces déplacements, entre autres. Les textes sont clairs : les heures connexes servent au travail effectué hors de la présence de l’élève, c’est-à-dire, grosso modo, aux réunions et aux préparations.
M. le Recteur est agacé par la mauvaise utilisation des heures connexes. Il a déjà réglé ce problème dans une autre académie et entend le régler de nouveau.
Dévoiement des missions des AESH
L’an dernier, nous avons connu une situation dans laquelle une AESH s’est retrouvée contrainte d’effectuer des gestes médicaux. Le SNALC avait mis fin à cette situation en évitant que l’AESH puisse être accusée d’exercice illégal de la médecine.
Un autre problème se pose : celui des situations dans lesquelles l’AESH se retrouve seule avec l’élève pendant les heures de classe. Ce n’est aucunement la faute des professeurs. En effet, certaines situations ne permettent pas de faire autrement si l’on veut simplement pouvoir faire cours et faire progresser les autres élèves.
Pour le SNALC, c’est la preuve, au regard des nombreuses fiches SST concernant l’inclusion, que cette dernière est mal gérée et que le secteur médico-social doit pouvoir accueillir ces élèves.
L’avis du SNALC
Le SNALC n’est pas du genre à tresser des lauriers à l’administration. Nous dirons simplement que ce temps de dialogue a été constructif et que M. le Recteur s’est montré intéressé par les vrais problèmes du terrain. Cette première rencontre bilatérale est encourageante et nous espérons pouvoir faire avancer des chantiers importants dans notre académie, si les élections nous permettent de demeurer représentatifs.




